Interview EWC avec Xavier Siméon : “Être Belge ne fait pas de moi le favori”

2022-05-23T12:00:59+02:00mai 23rd, 2022|2022|

Avec ses équipiers Gregg Black et Sylvain Guintoli, le héros local Xavier Siméon figure parmi les favoris pour remporter les 24H SPA EWC Motos, deuxième manche du Championnat du Monde d’Endurance de la FIM les 4 et 5 juin.

Voici les propos du Belge de 32 ans, dont l’équipe Yoshimura SERT Motul championne du monde est en tête du classement de l’EWC après les 24 Heures Motos du mois dernier au Mans, avant que le Championnat du Monde d’Endurance de la FIM ne retrouve le Circuit de Spa-Francorchamps pour la première fois depuis 2001.

Quels sont vos plus anciens souvenirs de Spa-Francorchamps ?
“Quand mon père [Michel] courait et que j’étais là avec lui, à l’âge de cinq ou six ans. J’ai grandi dans le paddock de l’Endurance mondiale, donc j’ai grandi à Spa.”

La piste de Spa est considérée comme légendaire. Comment la décririez-vous ?
“Cette piste est fabuleuse, elle est très, très rapide, il faut beaucoup la respecter, car il y faut un niveau très élevé de concentration et de confiance.”

Fabuleuse, mais exigeante, non ?
“Ce sera essentiellement une course très dure, en particulier la nuit. C’est une piste où l’on peut faire une grosse différence en termes de temps au tour. Il faut donc la respecter, clairement, mais c’est pourquoi tout le monde dit que c’est la plus belle piste au monde, dans les bois, avec de longues courbes, sept kilomètres, elle est vraiment fabuleuse.”

À quel point la météo est-elle un facteur à Spa ?
“J’ai couru à Spa en 2005 et 2006 et c’était comme ça, la météo peut changer à tout moment. Parfois, il pleut au fond du circuit et pas dans la première partie, ça peut être une surprise à tout moment et c’est pourquoi je disais qu’il faut vraiment respecter cette piste.”

Diriez-vous que vous avez un avantage, puisque c’est votre circuit à domicile et vous avez grandi à Spa ?
“Ce n’est pas vrai. Bien sûr, j’ai fait quelques tests l’année dernière avec Bridgestone et ma propre moto, ma moto de série, mais pour moi les favoris sont clairement F.C.C. [TSR Honda France] et les équipes BMW, car BMW a fait beaucoup d’essais l’année dernière et aussi couru les 6 Heures de Spa. F.C.C. est venu faire quelques essais, alors que [mes équipiers] Gregg [Black] et Sylvain [Guintoli] ne connaissaient pas le circuit avant les tests. Je ne pense pas que le fait d’être Belge fasse de moi le favori, et nous manquons d’expérience en tant qu’équipe. Durant la course, il ne s’agit pas d’être le plus rapide, mais aussi d’être du côté qui a de la chance. Et les 24 heures seront très, très longues.”

En quoi la longueur de la piste, de 6,985 kilomètres, affecte-t-elle la stratégie ?
“La stratégie sera établie en fonction de l’expérience des tests et il nous en reste un. Nous avons encore beaucoup de choses à comprendre, puis nous déciderons de la stratégie et verrons si c’est la bonne, puis nous adapterons durant la course selon qu’il nous manque quelque chose ou pas.”

Le fait d’avoir gagné les 24 Heures Motos et de mener le classement est-il une aide ou un handicap ?
“Il fait y aller course par course, car chacune a sa propre histoire, son moment, un grand nombre de choses peut arriver. Nous savons que nos rivaux seront très forts. Ils voudront essayer d’attaquer et de gagner, et il sera entre nos mains de voir si nous voulons gagner ou pousser et dépasser la limite pour gagner ou juste pour le podium. Difficile de parler en termes de résultat précis.”

Quelle est la priorité, gagner à Spa ou défendre le titre EWC ?
“Ce serait génial [de gagner à la maison], mais ce n’est pas le plus important. Si nous pouvons être troisièmes ou quatrièmes parce que c’est notre maximum, nous ferons ça. Mais bien sûr, si nous pouvons gagner, ce sera beaucoup mieux et meilleur pour le championnat aussi.”